La Gratitude

« Hum ! Comme je suis bien ! Je remercie la vie pour ce bon morceau de chocolat que je déguste. Quel bonheur ! »

Je réalise et visualise ce joli cacaotier que la nature nous a offert, puis tout en souriant, je pense à toutes les personnes qui me permettent de savourer cette saveur. De la cueillette à la commercialisation, jusqu’à la caissière, chacun a contribué à ce doux moment.

Je n’oublie surtout pas Dame Nature avec les insectes, le vent, le soleil, la pluie qui font pousser ces délices.

Je prends alors conscience du rôle de chacun et me retrouve en profonde gratitude.

« Mais », me direz-vous, « je remercie toujours, ce n’est pas le cas de tout le monde. »

Est-ce la même chose, le merci de politesse qui se perd aussi et la gratitude ?

Il y a une vraie différence, dans la politesse, nous n’avons pas pris conscience de l’événement, c’est juste un automatisme.

Alors, c’est quoi ?

Lors de la gratitude profonde, nous réalisons la saveur de ce que nous vivons, puis nous acceptons l’acte complètement et le savourons. Nous nous ouvrons à l’autre, à notre environnement, en réalisant que nous sommes tous reliés.

Les recherches de Robert Emmons nous montrent que c’est un élément moteur dans notre bien-être.

Depuis que je mets en place celle-ci, même pour des événements douloureux, je me sens mieux, plus reconnaissante, plus heureuse, reliée aux autres, plus humble, moins stressée, moins envieuse de l’autre, donc moins stressée.

Mais pourquoi, n’arrivons-nous pas à entrer dans cette profonde gratitude ?

  • Pour un perfectionniste, c’est difficile, car pour lui, rien n’est jamais abouti, il ne voit pas ce qui a déjà été effectué.
  • Pour un égocentrique aussi, c’est quasi impossible puisque tout est centré sur lui et non sur les autres.
  • Les fausses croyances nous empêchent de voir que nous sommes interdépendants.

Exemples : dans la famille, nous pensons que c’est normal que tout le monde nous aide, oui mais cela n’empêche pas le remerciement de prise de conscience de l’action faite.

Lorsque nous payons, nous estimons que c’est normal mais non, l’autre personne a fait une action, un geste, ne l’oublions pas.

  • Nous sommes sollicités de toutes parts, téléphones, photos, internet…nous ne pouvons plus prêter attention aux petites actions.
  • Ne pas réussir à recevoir et notre peur de perdre, nous coupent de ces interactions. L’éducation a souvent une forte responsabilité mais chance, nous pouvons apprendre à recevoir en toute simplicité.
  • L’habituation hédonique, phénomène naturel d’adaptation, important lors de maladies, de guerres, nous enlève notre présence.

Tous ces obstacles entraînent des réactions où nous minimisons, refusons, dénaturons, détournons.

Alors, voici un premier exercice à mettre en place.

Un exercice de Psychologie Positive :

Prenez le temps d’observer et de remercier pour les petites actions de votre entourage, que vous croisez régulièrement et observez leur réaction, votre bien être. (enfant, conjoint, parents, voisins, caissier…)

Des ouvrages

3 Kifs : Florence Servan Schreiber

Petit cahier de gratitude : Yves Alexandre Thalmann

La gratitude : Robert Emmons

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