Perfectionniste, non pas moi

Après une conférence que j’animais où je démarre par mon parcours, une participante me dit : « nous nous ressemblons, il me semble ». Elle me parle de son cheminement pour quitter ce mode de fonctionnement perfectionniste. Je lui conseille alors l’ouvrage « L’art de l’imperfection de Tal Ben-Shahar », auteur que j’ai vu en conférence d’ailleurs.
Et, là, je réalise que j’ai cet ouvrage depuis 8 ans dans mon placard et je ne l’ai même pas ouvert. De quoi avais-je peur ?

Depuis, je l’ai commencé. J’ai déjà avancé sur ce chemin grâce au métier de rigologue qui m’oblige à sortir du cadre et à lâcher tous les codes mais il reste un gros morceau, celui du monde professionnel.
Grande claque : je n’arrive pas à lâcher ce perfectionnisme professionnel, pas prête pour ceci, cela…, j’ai même mis 8 ans à faire mes flyers par une pro, ce n’était jamais le moment. Du coup, j’ai plein d’actions non mises en route.

Alors, aujourd’hui, c’est décidé, je passe à l’action et je me libère dans ce monde pro, comme je peux, car un perfectionniste ne peut changer radicalement.

C’est ce partage que je vais faire lors de mes prochains articles.

Pour mieux comprendre :

« Petite, j’aimais que tout soit beau (c’est en même temps une force mais pas à l’excès), tout devait être en harmonie. Je cherchais à être la bonne petite fille, jolie, souriante, aimable, bonne élève, qui ne dit jamais rien. Petit à petit, l’anxiété a remplacé mon mode de fonctionnement, et j’ai commencé à échouer de plus en plus, la peur de rater me faisait paniquer. J’ai quand même décroché mon bac accompagnée de quelques médicaments.

Issue du monde artistique, je suis montée sur scène seule dès l’âge de 15 ans, là, tout en apprenant qu’il ne fallait rien laisser au hasard, pas un petit poil ne dépassait. Je me surpassais bien sûr.

Puis, je suis devenue responsable logistique, métier parfait pour moi, travailler à la minute près. Bon, j’avais des exigences pour les autres comme pour moi, cela ne devait pas toujours facile. Chaque membre de l’équipe devait avoir une posture parfaite et aussi impliqué que moi. Heureusement, une formation « diplôme pédagogique » a allégé ma posture.

Puis, devenue épouse et mère, j’ai voulu que mes enfants aussi soient parfaits. En famille, je n’étais pas moi-même car je voulais la perfection pour toute l’équipe.

Et, là, patatras, mon corps lâche, des années à comprendre : migraines, douleurs au ventre, au dos, problèmes de sommeil.
J’ai mis du temps, puis ma formation de rigologue m’a permis d’apprendre à me moquer de la situation et à me mettre dans l’imperfection. Ouf ! J’avançais.

J’ai entamé un nouveau processus et pourtant aujourd’hui, je m’aperçois qu’il est important pour moi d’arrêter de me freiner dans mes envies et de continuer ce chemin de l’art de l’imperfection.

Alors, je passe à l’action.

Selon l’ouvrage l’art de l’imperfection :

Les caractéristiques

Parcours en ligne droite
Peur de l’échec
Concentration sur la destination
Angle du tout ou rien
Attitude défensive
Attitude tatillonne
Dureté
Rigidité, attitude statique

Les possibles conséquences

Image de soi dégradée
Troubles de l’alimentation
Dysfonctionnement sur le plan sexuel
Dépression
Angoisse
Troubles obsessionnels compulsifs
Troubles psychosomatiques
Fatigue chronique
Alcoolisme
Sociophobie
Crise de panique
Procrastination
Problèmes relation

Alors, vous passez à l’action ?

Dans tous les plans de votre vie (pro, amitié, personnelle, amoureuse…), où en êtes-vous face au perfectionnisme ?

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